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<oembed><version>1.0</version><provider_name>LE PUBLIC</provider_name><provider_url>https://www.public.sn</provider_url><author_name>LA REDACTION</author_name><author_url>https://www.public.sn/index.php/author/editeurpsn/</author_url><title>Seydina Limamou Laye : le Mahdi s&#xE9;n&#xE9;galais (1843-1909) - LE PUBLIC</title><type>rich</type><width>600</width><height>338</height><html>&lt;blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Kj40Z0WxwL"&gt;&lt;a href="https://www.public.sn/index.php/2023/02/21/16225/"&gt;Seydina Limamou Laye : le Mahdi s&#xE9;n&#xE9;galais (1843-1909)&lt;/a&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;iframe sandbox="allow-scripts" security="restricted" src="https://www.public.sn/index.php/2023/02/21/16225/embed/#?secret=Kj40Z0WxwL" width="600" height="338" title="&#xAB;&#xA0;Seydina Limamou Laye : le Mahdi s&#xE9;n&#xE9;galais (1843-1909)&#xA0;&#xBB; &#x2014; LE PUBLIC" data-secret="Kj40Z0WxwL" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no" class="wp-embedded-content"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;script&gt;
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</html><thumbnail_url>https://www.public.sn/wp-content/uploads/2023/02/Seydina-Limamou-Laye.jpg</thumbnail_url><thumbnail_width>768</thumbnail_width><thumbnail_height>768</thumbnail_height><description>La confr&#xE9;rie Layene est n&#xE9;e au sein de la soci&#xE9;t&#xE9; L&#xE9;bou, de la presqu&#x2019;&#xCE;le du Cap-Vert. Communaut&#xE9; qui vit sur le territoire qui a c&#xE9;d&#xE9; place &#xE0; Dakar, les L&#xE9;bou conservent dans la capitale s&#xE9;n&#xE9;galaise une place particuli&#xE8;re encore aujourd&#x2019;hui, &#xE0; travers leurs repr&#xE9;sentants traditionnels &#xE0; commencer par le Grand Serigne de Dakar. Ces autorit&#xE9;s apparaissent comme les garants de la conservation d&#x2019;un certain h&#xE9;ritage et d&#x2019;une certaine culture, concurrenc&#xE9;e par la croissance de la capitale s&#xE9;n&#xE9;galais La confr&#xE9;rie Lay&#xE8;ne est n&#xE9;e au sein de la soci&#xE9;t&#xE9; L&#xE9;bou, de la presqu&rsquo;&#xCE;le du Cap-Vert. Communaut&#xE9; qui vit sur le territoire qui a c&#xE9;d&#xE9; place &#xE0; Dakar, les L&#xE9;bous conservent dans la capitale s&#xE9;n&#xE9;galaise une place particuli&#xE8;re encore aujourd&rsquo;hui, &#xE0; travers leurs repr&#xE9;sentants traditionnels &#xE0; commencer par le Grand Serigne de Dakar. Ces autorit&#xE9;s apparaissent comme les garants de la conservation d&rsquo;un certain h&#xE9;ritage et d&rsquo;une certaine culture, concurrenc&#xE9;e par la croissance de la capitale s&#xE9;n&#xE9;galaise. Pourtant, il est un ph&#xE9;nom&#xE8;ne relativement oubli&#xE9; dans cette soci&#xE9;t&#xE9; L&#xE9;bou : d&#xE8;s la haute p&#xE9;riode coloniale et alors que&#xA0;Dakar est en pleine construction, les L&#xE9;bous participent au grand mouvement confr&#xE9;rique d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Limamou Thiaw Laye (1843-1909) est un p&#xEA;cheur et agriculteur L&#xE9;bou de Yoff. Le r&#xE9;cit fondateur veut qu&rsquo;en 1883, alors qu&rsquo;une com&#xE8;te passe dans le ciel, il lance son appel : il se d&#xE9;clare l&rsquo;envoy&#xE9; de Dieu, le Mahdi. On lui pr&#xEA;te cet appel :&#xA0;Adjibo dahiya laye ya marsaral ins wal djin ini raasouloulahi ileykoum&#xA0;(&#xAB; Venez &#xE0; l&rsquo;appel de Dieu vous, hommes et djinns, je suis l&rsquo;envoy&#xE9; de Dieu. L&rsquo;arabe blanc s&rsquo;est noirci &#xBB;). Limamou Thiaw a 40 ans, l&rsquo;&#xE2;ge de la proph&#xE9;tie suivant certaines traditions musulmanes. Il se rebaptise Laye : une d&#xE9;formation d&rsquo;Allah en wolof. De mani&#xE8;re concomitante &#xE0; la cr&#xE9;ation de la Mouridiya et de la ville sainte de Touba, une autre confr&#xE9;rie d&rsquo;origine s&#xE9;n&#xE9;galaise voit ainsi le jour &#xE0; l&rsquo;heure des pr&#xE9;misses de l&rsquo;AOF. Aussit&#xF4;t, une partie de l&rsquo;entourage du proph&#xE8;te L&#xE9;bou redoute une possession et pratique des rites exorcistes &#xE0; son sujet. Son oncle lui-m&#xEA;me est pris &#xE0; parti est pri&#xE9; d&rsquo;aller soigner la folie de son neveu. Limamou Thiaw, devenu Seydina Limamou Laye, participe de cette &#xAB; r&#xE9;volution du jihad &#xBB; qui a travers&#xE9; et transform&#xE9; l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest au XIXe&#xA0;si&#xE8;cle et dont les confr&#xE9;ries ont &#xE9;t&#xE9; des acteurs essentiels. Laye pr&#xF4;ne un retour &#xE0; un islam rigoureux. Il combat le culte des g&#xE9;nies et autres dieux protecteurs au sein de la soci&#xE9;t&#xE9; L&#xE9;bou. Malgr&#xE9; les violentes oppositions qu&rsquo;il affronte, son enseignement conna&#xEE;t un &#xE9;vident succ&#xE8;s &#xE0; travers les miracles et gu&#xE9;risons qui lui sont attribu&#xE9;es. La combinaison de ces facteurs, autant des pr&#xE9;dications que des gu&#xE9;risons, lui vaut de gagner rapidement de nombreux disciples au sein de la soci&#xE9;t&#xE9; L&#xE9;bou. Des personnalit&#xE9;s s&#xE9;n&#xE9;galaises rejoignent la confr&#xE9;rie, &#xE0; l&rsquo;image d&rsquo;Ababacar Mbaye Sylla, premier juge de Dakar, ou Abdoulaye Diallo et Ndkik&#xE9; Wade, &#xE9;rudits reconnus venus de Saint-Louis. D&#xE8;s 1887, les autorit&#xE9;s coloniales fran&#xE7;aises s&rsquo;inqui&#xE8;tent de ce ph&#xE9;nom&#xE8;ne (bien avant de s&rsquo;en prendre &#xE0;&#xA0;Cheikh Ahmadou Bamba, arr&#xEA;t&#xE9;, jug&#xE9; et exil&#xE9; en 1895). Le pouvoir colonial craint que ses pr&#xE9;dications ne provoquent des d&#xE9;sordres aux portes de la capitale coloniale. Laye est isol&#xE9; sur l&rsquo;&#xEE;le de Gor&#xE9;e o&#xF9; il est assign&#xE9; trois mois &#xE0; r&#xE9;sidence. &#xC0; son retour, il se r&#xE9;installe &#xE0; Yoff o&#xF9; il reprend ses pr&#xE9;dications. Sur la fin de sa vie, Laye devenu aveugle ne perd rien de son &#xE9;nergie religieuse. Il meurt en 1909 : son mausol&#xE9;e est b&#xE2;ti &#xE0; Yoff, face &#xE0; la mer. On ne conserve de lui aucun portrait, malgr&#xE9; plusieurs tentatives auxquelles il s&rsquo;est toujours refus&#xE9;. &#xC0; sa mort, il laisse un livre en six parties, connu sous le nom de&#xA0;Sermon. Illettr&#xE9; (comme Mahomet), il l&rsquo;a dict&#xE9; en wolof &#xE0; ses disciples &#x2013; au premier rang desquels Matar L&#xF4; &#x2013; qui l&rsquo;ont transcrit en wolof puis traduit en arabe. La confr&#xE9;rie se caract&#xE9;rise par g&#xE9;ographie initiale L&#xE9;bou et le r&#xF4;le de la famille du proph&#xE8;te. Le fils de Limamou Thiaw, Seydina-Issa Laye, devient le premier khalife de la confr&#xE9;rie Lay&#xE8;ne qu&rsquo;il dirige 40 ans, de 1909 &#xE0; 1949. Il poursuit le combat religieux de son p&#xE8;re, s&rsquo;opposant au gouvernement colonial autant qu&rsquo;au syst&#xE8;me des castes, et lutte contre la culture religieuse des djinns. Son fr&#xE8;re, Seydina-Madione Laye II lui succ&#xE8;de de 1949 &#xE0; 1971. Le petit-fils du proph&#xE8;te, Seydina-Issa Laye lui succ&#xE8;de enfin de 1971 &#xE0; 1987&#x2026; date de son d&#xE9;c&#xE8;s, un si&#xE8;cle apr&#xE8;s l&rsquo;exil du proph&#xE8;te Laye. Dans la presqu&rsquo;&#xEE;le du Cap-Vert dans le dernier quart du XXe si&#xE8;cle, les Layenes poss&#xE8;dent une quinzaine de mosqu&#xE9;es. D&rsquo;autres membres de la confr&#xE9;rie sont install&#xE9;s &#xE0; travers le S&#xE9;n&#xE9;gal (Djolof, Saint-Louis et Gossas). La discipline autant que l&rsquo;assistance fraternelle s&rsquo;imposent comme un des traits distinctifs de la confr&#xE9;rie. Elle s&rsquo;est &#xE9;galement caract&#xE9;ris&#xE9;e par d&rsquo;autres pratiques. C&rsquo;est ainsi que, oppos&#xE9;s au syst&#xE8;me des castes, ses membres s&rsquo;appellent-ils du nom de Laye pour ne pas recourir &#xE0; leur patronyme, porteur d&rsquo;un syst&#xE8;me identitaire qu&rsquo;ils refusent. Les Layenes sont &#xE9;galement connus pour leur souci de propret&#xE9;, aussi bien au sein physique que moral, pr&#xF4;nant un islam &#xAB; propre et sinc&#xE8;re &#xBB; qui refuse la souillure, &#xE0; tous les sens du termes. C&rsquo;est ainsi que les ablutions ne s&rsquo;arr&#xEA;tent pas aux chevilles mais remontent jusqu&rsquo;aux genoux chez les Layenes. Les femmes occupent une place enti&#xE8;re dans la confr&#xE9;rie : elles participent aux veill&#xE9;es de chants religieux, au m&#xEA;me titre que les hommes. Enfin, les Lay&#xE8;nes se caract&#xE9;risent par le fait qu&rsquo;ils d&#xE9;calent les horaires traditionnels de pri&#xE8;res, afin de permettre de se pr&#xE9;parer &#xE0; la pri&#xE8;re par des chants. Au total, le chant religieux occupe une place centrale dans la culture Lay&#xE8;ne. Le jour du 8e mois du calendrier musulman, les Lay&#xE8;ne c&#xE9;l&#xE8;brent dans leur capitale de Yoff l&rsquo;anniversaire de l&rsquo;appel de Limamou Laye. Trop souvent oubli&#xE9;e en dehors du S&#xE9;n&#xE9;gal, la confr&#xE9;rie a fait l&rsquo;objet de diff&#xE9;rents travaux depuis un demi-si&#xE8;cle. Le Centre de recherche et de documentation du S&#xE9;n&#xE9;gal &#xE0; Saint-Louis (CRDS) &#x2013; aujourd&rsquo;hui rattach&#xE9;e &#xE0; l&rsquo;Universit&#xE9; Gaston-Berger de Saint-Louis &#x2013; a depuis</description></oembed>
