{"version":"1.0","provider_name":"LE PUBLIC","provider_url":"https:\/\/www.public.sn","author_name":"LA REDACTION","author_url":"https:\/\/www.public.sn\/index.php\/author\/editeurpsn\/","title":"Oumou Wane&nbsp;: \u00ab&nbsp;La gifle de trop&nbsp;\u00bb - LE PUBLIC","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"NJYuVdPaDa\"><a href=\"https:\/\/www.public.sn\/index.php\/2022\/12\/02\/oumou-wane-la-gifle-de-trop\/\">Oumou Wane&nbsp;: \u00ab&nbsp;La gifle de trop&nbsp;\u00bb<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/www.public.sn\/index.php\/2022\/12\/02\/oumou-wane-la-gifle-de-trop\/embed\/#?secret=NJYuVdPaDa\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"\u00ab\u00a0Oumou Wane&nbsp;: \u00ab&nbsp;La gifle de trop&nbsp;\u00bb\u00a0\u00bb &#8212; LE PUBLIC\" data-secret=\"NJYuVdPaDa\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script>\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(d,l){\"use strict\";l.querySelector&&d.addEventListener&&\"undefined\"!=typeof URL&&(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&&!\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),c=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),i=0;i<o.length;i++)o[i].style.display=\"none\";for(i=0;i<a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&&(s.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message?(1e3<(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r<200&&(r=200),s.height=r):\"link\"===t.message&&(r=new URL(s.getAttribute(\"src\")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&&n.host===r.host&&l.activeElement===s&&(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener(\"message\",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),r=0;r<s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute(\"data-secret\"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+=\"#?secret=\"+t,e.setAttribute(\"data-secret\",t)),e.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:t},\"*\")},!1)))}(window,document);\n\/\/# sourceURL=https:\/\/www.public.sn\/wp-includes\/js\/wp-embed.min.js\n<\/script>\n","thumbnail_url":"https:\/\/www.public.sn\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/oumou-wane.webp","thumbnail_width":740,"thumbnail_height":416,"description":"La honte ! C\u2019est le mot qui me vient \u00e0 l\u2019esprit. Et le d\u00e9go\u00fbt, le sentiment qui m\u2019envahit devant ces images qui suscitent l&rsquo;indignation aussi bien au S\u00e9n\u00e9gal qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger. Une fl\u00e8che de plus plant\u00e9e dans la dignit\u00e9 des femmes. Ce jeudi 1er d\u00e9cembre le contrat social a \u00e9t\u00e9 rompu au sein de notre Assembl\u00e9e Nationale. D\u00e9sormais, m\u00eame les d\u00e9put\u00e9s empruntent le fonctionnement des voyous et des d\u00e9linquants. Hier, les membres de l\u2019opposition Massata Samb et Mamadou Niang ont litt\u00e9ralement tabass\u00e9 la d\u00e9put\u00e9e de la majorit\u00e9 Amy Ndiaye Gniby, lors de l\u2019examen du budget du minist\u00e8re de la Justice, et ces gestes aussi inattendus en ce lieu qu\u2019ignobles et violents, constituent une violation des droits humains et posent un s\u00e9rieux d\u00e9fi \u00e0 notre d\u00e9mocratie. De purs hommes ou des sous-hommes ? Non, un homme qui se respecte ne doit pas \u00eatre capable de violences sur les femmes et il est urgent pour l\u2019\u00c9tat de changer la loi et de mettre les femmes \u00e0 l&rsquo;abri de la violence politique, car la violence \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des femmes dans un parlement entrave gravement leur capacit\u00e9 \u00e0 s\u2019acquitter du mandat pour lequel elles ont \u00e9t\u00e9 \u00e9lues. Un pays est souvent \u00e0 l\u2019image de sa classe politique, et quel bien triste spectacle. De la violence verbale \u00e0 la violence physique, il n\u2019y a qu\u2019un bras celui de Massata Samb, ou un pied, celui de Mamadou Niang. Le crime devient d\u00e9sormais possible jusque dans l\u2019h\u00e9micycle. Le pays va mal. Et le mal est profond. Qu\u2019avons-nous appris ces derni\u00e8res ann\u00e9es ? De quels spectacles a t-on \u00e9t\u00e9 les t\u00e9moins ind\u00e9sirables ? Dans notre pays coule un poison qui a un nom, la haine, comme un serpent dans nos \u00e2mes et nos veines, qui nous fait juge et en m\u00eame temps nous condamne et fait de nous ses complices. On s\u2019entend sans se comprendre et le seul sentiment qui compte finalement, c\u2019est de ha\u00efr. L\u2019opposition a encore le culot de r\u00e9clamer des excuses publiques \u00e0 Amy Ndiaye Gniby \u00e0 qui elle reproche de pr\u00e9tendus propos pol\u00e9miques sur Serigne Moustapha Sy, guide moral des moustarchidines et pr\u00e9sident fondateur du Parti de l\u2019Unit\u00e9 et du Rassemblement. Mais n\u2019est-ce pas plut\u00f4t au peuple d\u2019exiger des excuses de la classe politique ? Car qu\u2019en est-il de l\u2019exemplarit\u00e9 de nos dirigeants et du mod\u00e8le qu\u2019ils sont sens\u00e9s donner \u00e0 nos enfants ? Ainsi quand nous ne sommes pas d\u2019accord avec une femme, il faudrait la frapper. Ce comportement machiste et irresponsable continue de saper les droits des femmes \u00e0 participer librement et \u00e9quitablement \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9. D\u2019ordinaire, dans l\u2019imaginaire collectif, les d\u00e9linquants misogynes, sont des agresseurs plut\u00f4t pauvres et mal \u00e9duqu\u00e9s et non des d\u00e9put\u00e9s ! Mais aujourd\u2019hui, la vid\u00e9o de l&rsquo;agression a \u00e9t\u00e9 diffus\u00e9e sur Internet et les r\u00e9seaux sociaux, contribuant, en plus de la violence faite \u00e0 une femme, \u00e0 l&rsquo;image catastrophique rendue de notre pays. On ne sait pas encore quelles seront les cons\u00e9quences de ce triste spectacle qu\u2019ont offert des parlementaires s\u00e9n\u00e9galais \u00e0 la face du monde. C\u2019est du flagrant d\u00e9lit qui ne doit pas rester impuni. En attendant, on ne peut que constater que la violence contre les femmes en politique est un \u00e9chec moral de notre soci\u00e9t\u00e9. Il me plairait cependant d\u2019entendre toutes les femmes s\u2019indigner, majorit\u00e9 ou opposition, associations ou leaders d\u2019opinions car l\u00e0 ce n\u2019est plus de la politique, c\u2019est une agression contre une de nos s\u0153urs. Dieu merci, devant ces heures les plus sombres de l\u2019histoire de notre Assembl\u00e9e Nationale, deuxi\u00e8me institution du S\u00e9n\u00e9gal, je me r\u00e9jouis que les femmes aient le droit de vote dans notre pays, sinon je me dis que l\u2019avenir serait une trag\u00e9die. Oumou Wane"}