Ce jeudi 12 février 2026, le Tribunal de Première Instance de Rabat doit examiner le dossier de 18 supporters sénégalais arrêtés à l’issue de la finale de la CAN 2025, remportée par le Sénégal contre le Maroc (1-0 après prolongation). Déjà reportée d’une semaine, cette audience est suivie de près, tant la situation soulève des interrogations sur le respect des droits fondamentaux.
Dans un communiqué percutant, Me Patrick Kabou, avocat des supporters, dénonce une situation qu’il qualifie de prise d’otage juridique. Selon lui, ses clients ont été auditionnés sans interprète en Wolof, présentés au procureur du Roi dans les mêmes conditions et, à ce jour, ignorent toujours ce qui leur estreproché.
L’avocat Patrick Kabou, représentant les 18 supporters sénégalais détenus à Rabat, alerte sur des conditions « honteuses » et des violations des droits fondamentaux. Selon lui, ses clients ont été auditionnés et présentés au procureur du Roi sans interprète en Wolof, et ignorent toujours les accusations portées contre eux.
Pour Me Kabou, ces supporters, initialement présents pour le match Sénégal–Maroc terminé le 18 janvier 2026, se retrouvent prisonniers au sens juridique du terme, privés de leur droit de se défendre. Il dénonce une « prise d’otages » doublée de restrictions contraires aux textes internationaux relatifs au procès équitable et aux droits des détenus.
Faute de pouvoir rencontrer ses clients, l’avocat a mis en place des lignes sécurisées pour communiquer avec les familles, tandis que le match est déjà derrière eux. « Leur statut de supporters passe à celui d’otages entre les mains des autorités », affirme Me Kabou sur ses réseaux officiels.
