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Mbour : 20 ans de réclusion requis contre un sexagénaire pour viol sur une fillette de 12 ans

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Dans sa robe plissée rouge et un foulard noir noué sur la tête, le visage encore juvénile de K. Faye témoignait éloquemment de son jeune âge. Dans la salle d’audience du tribunal de grande instance, à la chambre criminelle, la gêne était palpable, notamment en raison de l’âge des deux protagonistes.

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À côté de la jeune K. Faye, le sexagénaire Alassane Omar Sow répondait des délits de viol sur mineure de moins de 13 ans, détournement et pédophilie.

Les faits remontent à 2021, au quartier de Médine. Le vieux Sow était un habitué du restaurant de Ndella Diouf, la maman de la victime. Quand cette dernière venait lui apporter son repas, le vieux en profitait pour entretenir, à deux reprises, des relations sexuelles avec elle.

K. Faye, 12 ans, raconte que « Pa Sow » avait abusé d’elle à deux reprises. Après chaque rapport, son bourreau lui offrait la somme de 500 francs.

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Interpellé sur son acte odieux, le sexagénaire a marmonné : « Dama dioum » (J’ai fait une erreur).

Clairement irrité par l’acte de « Pa Sow », le juge rétorque : « Elle pourrait être votre petite-fille ! »

« Vous dites certes que vous n’avez pas abusé d’elle, mais vous ne devriez pas entretenir des rapports sexuels avec un enfant. Si elle était majeure, le combat aurait été loyal. Mais elle n’avait que 12 ans. Si on le faisait à votre enfant, cela ne vous plairait pas. Donc ce que vous ne voulez pas que l’on fasse à votre enfant, ne le faites pas à l’enfant d’autrui », sermonne le juge.

L’accusé rétorque : « Elle était consentante ». Une réponse qui n’a pas manqué de faire sortir de leurs gonds le juge et le procureur.

À la maman et à l’endroit de l’assistance, le juge dira : « Arrêtez d’envoyer vos enfants faire des commissions vers des personnes plus âgées qu’eux. Le coup est déjà parti pour ce cas-ci. Mais j’invite tout parent à arrêter d’envoyer son enfant vers des personnes âgées. Une personne peut avoir l’air responsable et intègre, mais être vile dans ses actes ».

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La maman de la jeune fille explique qu’elle a été informée de la grossesse de sa fille à sept mois de terme.

« Je la voyais dormir à chaque fois, mais je n’ai jamais pensé qu’elle était enceinte. Je pensais qu’elle avait des vers que je traitais. Jusqu’au jour où je l’ai amenée à l’hôpital et on m’a dit qu’elle était enceinte », explique Ndella Diouf.

Au cours de l’interrogatoire, le procureur a d’abord cherché à établir le contexte familial du mis en cause. Celui-ci a indiqué que sa fille aînée, née en 2005, était mariée. Le procureur ne manque pas d’interroger l’accusé sur certains gestes à caractère intime, notamment des contacts physiques tels que des baisers ou des caresses ; l’accusé a nié ces faits. Cependant, questionné sur un rapport sexuel, il a reconnu avoir eu des relations intimes avec la jeune fille.

Des débats d’audience, il est ressorti qu’aujourd’hui, l’enfant issu de cet acte répréhensible a quatre ans et qu’il était d’ailleurs parti, ce jour-là, à l’école coranique. La maman de la jeune fille a réclamé des dommages et intérêts de 2 millions de francs CFA.

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Le procureur a requis 20 ans de réclusion criminelle.

Me Mouhamed Fadel Fall, avocat du vieux Sow, a tant bien que mal essayé de défendre son client. Il a mis en avant l’enfant né de cet acte et qui, demain, demandera à sa famille qui est son véritable père.

Alassane Omar Sow sera fixé sur son sort le 20 mars prochain.

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