Au Bénin, l’onde de choc de la tentative de coup d’État est loin de s’estomper. Ce vendredi 27 février, la Police républicaine a franchi un nouveau cap en lançant un avis de recherche contre celui qu’elle présente comme le cerveau de l’opération : le lieutenant-colonel Pascal Tigri. Huit autres personnes sont également visées par cette traque nationale.
Dans le viseur des autorités : Sambieni Castro, Sanhouekoua Bernard, Samary Ousmane, Setondji Laurier, Issa Soumanou, Osseni Yacoubou Moudachirou, Dassoudo Démanmon et Moussa Noma Rafiou. Tous sont soupçonnés d’implication dans ce complot qui a ébranlé les fondations de l’État.
La police appelle toute personne disposant d’informations susceptibles de permettre leur localisation à se manifester « immédiatement », promettant une récompense à la clé. Le message est clair : la traque est totale.
Pour mémoire, les faits remontent au dimanche 7 décembre 2025 à Cotonou. Des mutins avaient brièvement pris le contrôle de la radio et de la télévision nationales avant de se diriger vers le domicile du chef de l’État, avec l’intention présumée de s’emparer de sa personne.
Depuis, l’enquête s’accélère et les autorités assurent que tous les responsables seront retrouvés. Mais une question demeure : comment un tel scénario a-t-il pu se mettre en place au cœur même de la capitale ?
