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Duel judiciaire : le Pr Seydi réclame 300 millions à Paulette Rita Badiane

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Le tribunal correctionnel de Dakar a jugé, ce mercredi 11 mars 2026, Paulette Rita Xavière Badiane, poursuivie pour diffamation envers une administration publique, à la suite de propos tenus sur TikTok visant le service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Fann, dirigé par le professeur Moussa Seydi.

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Lors d’un « live », la prévenue, enseignante et médiatrice interculturelle à la migration, avait accusé le service de réanimation du Pr Seydi d’avoir commis une erreur médicale ayant entraîné la mort de sa belle-mère. À la barre, Paulette Rita Badiane n’a pas nié ses déclarations, affirmant avoir réagi après avoir appris les douleurs ressenties par sa belle-mère et après la publication de l’affaire par le site Pulse. Elle a expliqué vouloir donner sa version et appeler les Sénégalais « à ne pas suivre la version de l’hôpital ».

Le professeur Moussa Seydi, constitué partie civile, estime que ces accusations portent gravement atteinte à la réputation du service hospitalier. Son avocat, Me El Hadji Diouf, a dénoncé des propos « graves et infondés » et a réclamé 300 millions FCFA à titre de dommages et intérêts. Me El Hadji Amadou Sall a, pour sa part, qualifié les déclarations de « bobards ».

Le procureur de la République a confirmé la constitution de l’infraction, estimant que les propos de la prévenue visaient à porter atteinte à l’honorabilité et à la crédibilité du service. Il a requis six mois de prison avec sursis et une amende d’un million de FCFA.

La défense a rejeté toute intention de nuire. Me Sayba Danfakha a affirmé qu’il n’y avait aucune volonté de discréditer le service, tandis que Me Moussa Sarr a contesté la capacité du Pr Seydi à se constituer partie civile. Selon lui, seul le directeur de l’hôpital Fann pouvait porter plainte, et aucun mandat n’avait été donné au professeur. La défense a également souligné l’absence de tout rapport administratif attestant formellement d’une erreur médicale.

Le tribunal a mis l’affaire en délibéré au 25 mars 2026.

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