La convocation annoncée de Mame Matar Guèye, figure de l’ONG Jamra, ravive les tensions autour du Fonds d’appui à la presse. En cause, ses propos mettant en doute une répartition qu’il juge favorable à des médias proches du pouvoir.
Loin d’apaiser la controverse, cette initiative est perçue par certains comme une tentative de judiciariser le débat, voire d’intimider les voix critiques. Car au-delà de cette affaire, c’est surtout la question de la transparence qui cristallise les inquiétudes.
Près de trois mois après les engagements des autorités, la liste des bénéficiaires du fonds n’a toujours pas été rendue publique. Une attente qui alimente les soupçons, d’autant que les critères imposent aux médias bénéficiaires des obligations de transparence financière.
Dans ce contexte, le CDEPS dénonce une gestion opaque et regrette de ne pas avoir été associé au processus, notamment via le conseil de gestion pourtant prévu par les textes.
Entre promesses non tenues, critiques internes et pressions supposées, la gestion du Fonds d’appui à la presse continue de diviser et pose une question centrale : transparence réelle ou contrôle déguisé ?
