L’armée burkinabè, ses supplétifs civils et le groupe jihadiste JNIM, affilié à Al-Qaïda, ont tué plus de 1.800 civils depuis janvier 2023, dénoncent Human Rights Watch dans un rapport publié jeudi. Parmi les victimes, plusieurs dizaines d’enfants.
HRW précise que l’armée et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) sont responsables de 1.255 morts, tandis que le JNIM en aurait causé 582. L’ONG qualifie ces faits de « crimes de guerre et de crimes contre l’humanité » et appelle la Cour pénale internationale à ouvrir une enquête.
Le rapport cite notamment un massacre de plus de 400 civils en décembre 2023 près de Djibo et une attaque ayant fait 133 morts à Barsalogho en août 2024. HRW recommande également que plusieurs hauts responsables militaires et dirigeants jihadistes soient poursuivis pour leur rôle dans ces exactions.
