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Mbour : la «awo» défigure sa coépouse pour une simple…

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Une affaire de violences conjugales sur fond de rivalité entre coépouses a été jugée au tribunal d’instance de Mbour. À l’origine du drame, un différend apparemment anodin autour d’une simple canette de boisson.

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Les faits se sont déroulés dans le quartier Guinaw Rail. F.S. Sow, première épouse d’un émigré installé en Europe, recevait un proche à son domicile conjugal. Elle sollicite alors sa coépouse, M. Dioum, en charge des provisions destinées aux fêtes, pour obtenir une boisson. Mais cette dernière oppose un refus catégorique, affirmant que la dernière canette avait été consommée par son fils.

Un refus que la première épouse interprète comme une humiliation, d’autant plus que leur mari avait acheté plusieurs caisses de boissons. La tension monte rapidement entre les deux femmes. La dispute, initialement verbale, dégénère dans la cuisine.

Sous le coup de la colère, F.S. Sow s’empare d’un pilon et assène deux coups dans le dos de sa coépouse. La victime s’effondre, perdant connaissance. L’agression ne s’arrête pas là : l’assaillante se saisit ensuite d’un objet tranchant et lacère le visage de sa rivale au niveau de la mâchoire.

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Alertés par les cris, des voisins interviennent pour mettre fin à la scène de violence et porter secours à la victime. Cette dernière s’en sort avec une incapacité temporaire de travail (ITT) de dix jours.

À la barre, la prévenue a tenté de minimiser les faits, évoquant une simple gifle et dénonçant le comportement de sa coépouse, avant de présenter ses excuses. Contre toute attente, la victime lui a accordé son pardon, renonçant à toute demande de réparation financière. Elle a toutefois insisté sur la nécessité d’un respect mutuel pour garantir une cohabitation apaisée.

Malgré ce désistement, le tribunal a reconnu F.S. Sow coupable des faits qui lui étaient reprochés. Elle a été condamnée à une peine de quatre mois de prison avec sursis.

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