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Barthélémy Dias hausse le ton : « Le problème d’aujourd’hui, c’est d’abord l’Exécutif »

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Invité ce lundi de la matinale de la RFM, Barthélémy Dias, leader de Sénégal « Bi Nu Bokk » et ancien maire de Dakar, a vivement critiqué la gestion actuelle des institutions. Il appelle le président Bassirou Diomaye Faye à prendre pleinement ses responsabilités en tant que « clé de voûte des institutions ».

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Barthélémy Dias ne mâche pas ses mots. Invité de la matinale de la RFM ce lundi, l’ancien maire de Dakar a livré une lecture particulièrement critique de la situation politique et institutionnelle du Sénégal. Pour lui, la responsabilité première incombe à l’Exécutif, qui doit, selon lui, garantir le bon fonctionnement des institutions de la République.

« Pour moi, le problème d’aujourd’hui, c’est d’abord l’Exécutif », a déclaré Barthélémy Dias.

Selon le leader de Sénégal « Bi Nu Bokk », le président de la République occupe une position centrale dans la préservation de l’équilibre institutionnel. Il estime que Bassirou Diomaye Faye, élu par les Sénégalais et ayant prêté serment devant le peuple, doit intervenir pour veiller au respect des institutions.

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« C’est lui qu’on a élu, c’est lui qui a prêté serment »

Barthélémy Dias considère que le chef de l’État ne peut rester en retrait face aux tensions qui traversent actuellement la vie institutionnelle du pays.

« C’est lui qu’on a élu, c’est lui qui a prêté serment. On ne peut pas laisser 17 millions de Sénégalais à la merci de cela », a-t-il martelé.

Pour l’ancien parlementaire, l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire constituent les trois piliers fondamentaux de l’État et doivent pouvoir fonctionner normalement dans le respect des règles républicaines.

« Le Sénégal n’est pas une cour de récréation »

Dans son intervention, Barthélémy Dias a également appelé les Sénégalais à la vigilance. Il juge la situation « extrêmement grave » et estime que les citoyens doivent rester attentifs à l’évolution des événements.

« Le Sénégal n’est pas une cour de récréation, le Sénégal est une République. La Nation est debout », a-t-il lancé.

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L’ancien maire de Dakar est également allé plus loin en évoquant l’existence d’autres forces susceptibles, selon lui, de contribuer à la protection des institutions nationales.

« Il faut qu’ils comprennent au Sénégal qu’il y a d’autres pouvoirs. Il n’y a pas que le pouvoir politique », a-t-il déclaré, laissant entendre que certaines catégories d’acteurs pourraient ne pas rester indifférentes face à une éventuelle dégradation de la situation.

Tout en restant volontairement évasif sur l’identité des acteurs auxquels il faisait référence, Barthélémy Dias a affirmé que « les gens avisés sauront de qui » il parle.

Un appel direct au président Diomaye Faye

Au terme de son intervention, Barthélémy Dias a de nouveau interpellé le président Bassirou Diomaye Faye. Il lui demande de prendre ses responsabilités afin d’éviter, selon lui, une aggravation de la situation.

« Quand quelqu’un va jusqu’à prêter serment devant Dieu, prêter serment devant le peuple, on doit s’efforcer de respecter sa parole », a-t-il rappelé.

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À travers cette sortie médiatique, le leader de Sénégal « Bi Nu Bokk » entend ainsi placer la responsabilité de la préservation de l’équilibre institutionnel au cœur du débat et appelle le chef de l’État à agir face aux tensions actuelles.

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