Le chroniqueur Abdou Nguer doit se présenter ce mardi devant le procureur de la République. Tout en confirmant sa présence, il a expliqué publiquement les raisons de cette convocation, liées à ses prises de position sur les circonstances du décès de l’étudiant Abdoulaye Ba.
Selon notre confrère IGFM, cette audition fait suite à une intervention médiatique datant de mi-février, durant laquelle le chroniqueur avait commenté la situation universitaire et, plus particulièrement, les conclusions médico-légales concernant le décès de l’étudiant.
Ce dossier sensible relance le débat autour des conditions exactes du décès et place de nouveau Abdou Nguer sous le feu des projecteurs judiciaires et médiatiques.
Le chroniqueur Abdou Nguer ne mâche pas ses mots pour expliquer sa convocation par le procureur. Selon lui, la justice souhaite l’entendre à propos de ses déclarations remettant en cause la version officielle de l’autopsie de l’étudiant Abdoulaye Ba.
« On m’a convoqué parce que j’avais fait une sortie le 14 février sur la situation de l’université et sur l’autopsie de l’étudiant Abdoulaye Ba. Il a été torturé à mort », a-t-il affirmé, réitérant ainsi la gravité de ses accusations.
Malgré la procédure, Abdou Nguer adopte une posture mêlant civisme et défiance. « Je vais me déférer à la convocation en tant que bon citoyen, mais je pense qu’ils ne vont pas chercher un prétexte pour m’arrêter », a-t-il précisé, évoquant également une vidéo diffusée sur la plateforme Dakar 18 comme contexte de cette affaire.
Au-delà de l’audition immédiate, Abdou Nguer inscrit cette affaire dans une temporalité longue et singulière. Rejetant toute forme de pression, il a prophétisé une issue lointaine au conflit qui l’oppose à certains acteurs, invoquant la volonté divine : « Ça prendra fin s’il plait à Dieu en 2029 ». Une déclaration qui suggère que le chroniqueur n’entend ni se taire ni reculer dans sa volonté de dénoncer ce qu’il considère comme des injustices.
