Le 20 février 2026, le collectif des avocats d’Abdou Nguer a officiellement saisi le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Sénégal pour contester les conditions de jugement de leur client au tribunal de grande instance de Dakar.
Dans leur correspondance, signée par Maître Aboubacry Barro au nom de ses confrères Iba Mar Diop, El Hadj Diouf et Alioune Badara Fall, ils dénoncent une « violation flagrante des principes fondamentaux de la défense » lors de l’audience. Le chroniqueur, poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles et placé sous mandat de dépôt, aurait vu son dossier traité de manière « discriminatoire et arbitraire » comparé aux autres affaires du jour.
Le point de rupture concerne le renvoi de l’affaire au 20 mars 2026, alors que la pratique habituelle prévoit des délais d’une semaine pour des dossiers similaires. Selon la défense, le président du tribunal, Mamadou Diouf, aurait en outre interdit aux avocats de déposer une demande de mise en liberté provisoire, ce que le collectif qualifie de « négation des Droits de l’homme et du Code de procédure pénale ».
Les avocats annoncent leur intention de porter le dossier devant le premier président de la Cour suprême et celui de la Cour d’appel de Dakar, tout en saisissant l’Union des magistrats du Sénégal et le Comité sénégalais des Droits de l’homme, dénonçant ce qu’ils considèrent comme un précédent dangereux pour l’équilibre de la justice.
