Ce dimanche, le président du parti République des valeurs a détaillé les raisons de son abstention. Selon lui, l’article 319 du Code pénal, déjà en vigueur pour punir les actes contre-nature, a été modifié sous prétexte qu’il serait incomplet. « Beaucoup de Sénégalais ont été surpris d’apprendre qu’il y avait déjà un article (319) qui combattait les actes contre-nature et donc l’homosexualité. À l’Assemblée nationale, contrairement à l’objectif de criminalisation annoncé, cette campagne s’est traduite en une vaste farce », a-t-il déclaré, repris par Les Échos.
Thierno Alassane Sall a ajouté qu’il ne pouvait cautionner ce qu’il considère comme une manœuvre politique : « Pour avoir subi cette campagne de calomnies et de diabolisation pendant des années, pouvais-je voter cette loi avec Pastef et cautionner ce revirement ? »
Le député a dénoncé une stratégie visant à identifier les partisans et opposants de l’homosexualité. « Dès le départ, ils voulaient montrer aux gens : ‘aujourd’hui, on saura ceux qui sont contre l’homosexualité et ceux qui sont pour’. Une forme de chantage, comme toujours avec Pastef », a-t-il affirmé, avant de conclure : « Je refuse de tomber dans leur piège. C’est pourquoi, ce jour-là, je les ai mis au défi en disant : ‘je ne vote pas votre loi’ ».
