La ville de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, a été secouée par une série d’attentats-suicides qui ont semé la panique et causé de nombreuses victimes.
Plusieurs explosions ont visé des zones très fréquentées de la ville, notamment le marché principal, un bureau de poste ainsi que les abords d’un hôpital. Ces attaques surviennent au lendemain d’une offensive contre une position militaire, illustrant une nouvelle escalade de la violence dans cette région confrontée depuis des années à l’insurrection jihadiste.
Selon des témoins, les premières détonations ont provoqué un mouvement de panique généralisé. « Nous étions assis quand nous avons entendu une forte explosion. Tout le monde s’est mis à courir », a confié Modu Bukar, présent sur les lieux au moment des faits.
Rapidement, des habitants se sont mobilisés pour porter secours aux victimes. Des dizaines de blessés ont été évacués vers plusieurs structures hospitalières de la ville, dont l’University of Maiduguri Teaching Hospital. Des témoins évoquent également la présence de nombreux corps sur les lieux des explosions, sans qu’un bilan officiel définitif n’ait encore été communiqué.
Les autorités locales ont annoncé le déploiement d’équipes spécialisées dans le déminage sur les différents sites touchés. Les forces de sécurité ont par ailleurs bouclé plusieurs zones afin de prévenir toute nouvelle explosion.
Ces attaques sont attribuées à des groupes jihadistes actifs dans la région, notamment Boko Haram et Islamic State West Africa Province.
Après plusieurs années d’accalmie relative à Maiduguri, ces violences ravivent les inquiétudes d’une reprise des attaques dans le nord-est du pays. Depuis plus de quinze ans, l’insurrection dans l’État de Borno State a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé des millions de personnes.
Les autorités appellent à la vigilance, notamment à l’approche de la fin du Ramadan, une période souvent jugée sensible sur le plan sécuritaire.
