Pris pour cible par des attaques à la fois personnelles et politiques, Bouba Ndour a choisi de contre-attaquer frontalement. Sur le plateau de l’émission « Quartier Général », le directeur des programmes de la TFM a livré une riposte d’une rare intensité, mêlant indignation, mise en garde et règlements de comptes à peine voilés.
Au cœur de sa colère : des propos jugés diffamatoires, notamment ceux l’accusant d’homosexualité. Visiblement outré, il a dénoncé des attaques « inacceptables » et un manque total de respect, affirmant qu’il ne laissera plus rien passer. Pour lui, la ligne rouge est franchie.
Sans citer immédiatement de noms, Bouba Ndour a également pointé du doigt certaines figures publiques, visant notamment une « personne âgée » qu’il appelle à plus de retenue et de responsabilité. Il déplore une volonté manifeste de ternir son image ainsi que celle du Groupe Futurs Médias.
Dans un registre plus personnel, il a tenu à défendre fermement son intégrité, affirmant mener une vie irréprochable et refusant catégoriquement toute tentative de salissure. « Je ne resterai pas calme », a-t-il martelé, dans un ton qui sonne comme un avertissement clair.
Mais c’est en s’adressant directement au député Cheikh Bara Ndiaye que le ton est monté d’un cran. L’accusant de s’attaquer de manière répétée à la TFM, Bouba Ndour l’a invité, ainsi que les membres de Pastef, à régler leurs différends en interne plutôt que de cibler les médias.
Déterminé, il a rappelé le rôle des journalistes dans le débat public et revendiqué le droit de commenter l’actualité politique sans pression. « Nous sommes des citoyens sénégalais et nous avons beaucoup fait pour ce pays », a-t-il insisté, appelant à plus de responsabilité dans les prises de parole publiques.
Enfin, le message est sans équivoque : la TFM ne reculera plus. Face à ce qu’il qualifie de tentatives de manipulation de l’opinion, Bouba Ndour promet de tenir tête. « Nous n’avons pas peur », a-t-il conclu, scellant une sortie médiatique qui pourrait bien marquer un tournant.
