Une affaire de proxénétisme présumé a été examinée devant la justice à Thiès, mettant en cause trois femmes accusées d’avoir mis en place un réseau opérant dans un appartement des Parcelles Assainies, à la cité du Rail.
S. Thioye (40 ans) et C. Diatara (29 ans) sont poursuivies pour proxénétisme, tandis que N. Ndiaye (28 ans) est jugée pour prostitution clandestine.
Présentée comme la principale organisatrice, S. Thioye a partiellement contesté les faits qui lui sont reprochés. À la barre, elle a expliqué que leur interpellation ferait suite à des plaintes de voisins opposés à leurs activités. Elle a également affirmé que toutes disposaient de cartes sanitaires en règle, lesquelles auraient été saisies par les forces de l’ordre lors de leur arrestation.
Les débats ont toutefois permis de lever le voile sur le fonctionnement présumé du réseau. Selon les déclarations de la principale mise en cause, les revenus journaliers pouvaient atteindre jusqu’à 50 000 FCFA, en fonction de l’affluence des clients. Des propos corroborés par sa co-prévenue, C. Diatara, qui a reconnu jouer un rôle d’intermédiaire, notamment dans la gestion des appels et l’organisation des rendez-vous, en échange d’une commission quotidienne estimée à 5 000 FCFA.
De son côté, N. Ndiaye a indiqué que les trois femmes partageaient le même logement, qu’elles utilisaient comme lieu d’activité.
Estimant les faits suffisamment établis, le procureur de la République a requis l’application de la loi. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré, en attendant de rendre sa décision.
