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Gestion des fonds COVID-19 : Ndeye Saly Dieng blanchie par l’enquête

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La commission d’instruction de la Haute Cour de justice a définitivement clos le dossier impliquant l’ancienne ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants, Ndéye Saly Dieng. Selon des informations exclusives de Seneweb, l’instance a rendu un arrêt de non-lieu en sa faveur.

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Placée sous la direction du premier président de la Cour d’appel de Dakar, Abdoulaye Ba, la commission a notifié sa décision ce 3 mars 2026 aux avocats de l’ancienne ministre, mettant ainsi un terme définitif aux poursuites engagées contre elle.

Inculpée le 19 mai 2025 et placée sous contrôle judiciaire, Ndéye Saly Dieng était poursuivie pour un détournement présumé de 52 millions de FCFA dans le cadre de la gestion des fonds Covid-19. Elle avait consigné 57 millions de FCFA afin d’obtenir une liberté provisoire.

Les chefs d’inculpation visaient notamment l’association de malfaiteurs, le faux et usage de faux en écritures privées de commerce et de banque, le détournement de deniers publics, l’escroquerie portant sur des fonds publics ainsi que la complicité.

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Cette décision constitue le troisième arrêt rendu par la commission d’instruction dans les affaires liées aux fonds Force Covid-19. Le 7 janvier 2026, la même instance avait renvoyé devant la juridiction de jugement les anciens ministres Aïssatou Sophie Gladima et Ismaïla Madior Fall.

Sur les cinq dossiers ouverts à la suite des résolutions de mise en accusation, trois ont désormais été définitivement réglés. Restent pendants les cas des anciens ministres Moustapha Diop et Mansour Faye.

Le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, a bénéficié d’une mise en liberté provisoire durant l’instruction. En revanche, le député-maire de Louga, Moustapha Diop, demeure en détention.

La Haute Cour de justice s’apprête par ailleurs à examiner un nouveau dossier. Le 10 février 2026, le Bureau de l’Assemblée nationale du Sénégal, saisi par la ministre de la Justice Yacine Fall, a engagé la procédure de mise en accusation des anciens ministres Abdoulaye Diouf Sarr et Moussa Bocar Thiam.

Concernant Abdoulaye Diouf Sarr, ancien ministre de la Santé et de l’Action sociale, l’examen du dossier a été suspendu pour complément d’information.

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En revanche, les députés ont adopté, le 27 février 2026, la résolution portant mise en accusation de Moussa Bocar Thiam, ancien ministre de la Communication, des Télécommunications et de l’Économie numérique. Il lui est reproché des faits d’association de malfaiteurs, de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux.

Conformément à la procédure, l’Assemblée nationale devra saisir le procureur général près la Cour suprême, qui transmettra le dossier au président de la commission d’instruction pour la convocation de l’ancien ministre. Celui-ci devra s’expliquer dans le cadre de l’enquête relative à l’aménagement du parc des technologies numériques « Sénégal Connect Park ».

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