Le Parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête préliminaire visant Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis et élu de La France insoumise (LFI), concernant les conditions de son emploi au sein de la RATP.
Ouverte le 19 août 2026, l’enquête vise notamment à « procéder aux vérifications utiles concernant les conditions d’emploi » de l’élu au sein de la régie des transports parisiens. Les investigations portent sur des faits susceptibles de relever de plusieurs infractions, notamment le détournement de fonds publics, le recel et la concussion.
Des interrogations sur son emploi à la RATP
Cette procédure fait suite à des révélations publiées par Le Canard enchaîné concernant le cumul entre les responsabilités politiques de Bally Bagayoko et son emploi à la RATP.
Le journal s’était notamment intéressé aux circonstances de son recrutement au sein de la régie en 2000, ainsi qu’à ses horaires de travail et à sa rémunération alors qu’il exerçait parallèlement plusieurs mandats électifs.
À la suite de ces révélations, l’association AC!! Anti-Corruption avait saisi le PNF en déposant plusieurs plaintes. Elle évoquait notamment des soupçons d’emploi fictif et de détournement de fonds publics.
Bally Bagayoko dénonce une tentative de discrédit
Face aux accusations, Bally Bagayoko avait rejeté les soupçons le concernant et dénoncé une volonté de le « discréditer politiquement ».
De son côté, l’association AC!! Anti-Corruption a accueilli favorablement l’ouverture de l’enquête, estimant que celle-ci permettra de faire la lumière sur les conditions dans lesquelles l’élu a exercé son activité professionnelle à la RATP parallèlement à ses responsabilités politiques.
À ce stade, il s’agit uniquement d’une enquête préliminaire. L’ouverture de cette procédure ne signifie donc pas que Bally Bagayoko est coupable des faits évoqués. Les investigations doivent précisément permettre aux enquêteurs de vérifier les faits et de déterminer si des infractions ont effectivement été commises.
L’enquête devra ainsi établir les conditions réelles de son emploi à la RATP, son organisation du travail et les éventuels liens entre cette activité professionnelle et ses mandats électifs.
