La Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) a exprimé sa consternation et son indignation après l’assassinat présumé de Ndèye Bigué Sène, une jeune femme âgée de 20 ans, dont le corps sans vie a été découvert le 22 août 2026 dans le quartier Séico, à Tivaouane.
Dans une déclaration, la CNDH présente ses condoléances à la famille de la victime, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté de Tivaouane, endeuillée par ce drame survenu en marge du Gamou.
Le suspect rapidement interpellé
La Commission salue la célérité des services de police, qui ont permis l’interpellation rapide d’un suspect dans cette affaire.
Elle appelle toutefois les autorités judiciaires à mener une enquête approfondie afin de faire toute la lumière sur les circonstances du meurtre et d’en déterminer précisément le mobile.
La CNDH insiste également sur la nécessité de garantir que la justice soit rendue dans le respect des droits de la défense, mais également de ceux de la victime et de sa famille.
La CNDH alerte sur les violences faites aux femmes
À travers cette affaire, la Commission réaffirme son attachement au droit fondamental à la vie et à la sécurité de la personne, consacré par la Constitution sénégalaise ainsi que par les instruments internationaux relatifs aux droits de l’Homme.
La CNDH fait également part de son inquiétude face à la persistance des violences faites aux femmes et aux jeunes filles au Sénégal.
Elle appelle ainsi l’État à renforcer une réponse ferme et coordonnée, reposant notamment sur la prévention, la sensibilisation et la répression effective des actes de violence.
Pour la Commission, la lutte contre ces violences nécessite une mobilisation durable de l’ensemble des acteurs afin de mieux protéger les femmes et les jeunes filles et de garantir leur droit à la vie et à la sécurité.
