
Le journaliste Pape Ndiaye (Walf) convoqué à la Sûreté urbaine, Ibrahima Lissa Faye monte au créneau..
Le journaliste et chroniqueur judiciaire Pape Ndiaye a été convoqué ce vendredi 03 mars à 10 heures à la Sûreté urbaine. Les raisons officielles de cette convocation ne sont pas encore connues. Toutefois, Ibrahima Lissa Faye, membre de la Coordination des Associations de Presse (Cap) soutient qu’il pourrait être poursuivi pour « fausses accusations contre la magistrature ». En cause, des propos que Pape Ndiaye a tenus sur un plateau de la chaîne : « 19 substituts de procureur ne seraient pas d’accord du renvoi en chambre criminelle de l’affaire Sonko/Adji Sarr ».
Pour une telle sortie « juste un démenti ou une mise demeure est largement suffisant si réellement l’information est inexacte », estime Ibrahima Lissa Faye. « Mais une convocation à la SU, ça sent l’intimidation à plein nez », poursuit-il, dans un post sur Facebook.
Ibrahima Lissa Faye appelle les acteurs des médias à soutenir le journaliste Pape Ndiaye.
Macky Sall appelle ses « frères » du MFDC à enterrer la hache de guerre
Le président de la République du Sénégal, Macky Sall, a lancé un appel à la paix jeudi dernier lors de sa tournée économique dans la région de Sédhiou. Dans la ville de Goudomp, située dans le sud du pays, le chef de l’Etat a exhorté ses « frères » du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC) à « enterrer définitivement la hache de guerre et à travailler résolument vers le dépôt des armes ».
S’adressant à la foule depuis la tribune, Macky Sall a réaffirmé son engagement à soutenir les membres du MFDC dans la réinsertion et le développement de la région de la Casamance : « Je voudrais, à partir de cette tribune, renouveler mon appel à mes frères du MFDC à enterrer définitivement la hache de guerre et à travailler résolument vers le dépôt des armes », a-t-il déclaré dans des propos rapporté par l’APS, relayé par Senego.
Le Balantacouda, où a eu lieu l’événement, est une localité frontalière avec la région de Ziguinchor et considérée comme l’épicentre du conflit casamançais. Macky Sall a souligné l’importance du travail des forces de défense et de sécurité dans la « défense du sanctuaire national » et a salué l’implication de son homologue bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló dans le processus de paix. Dans un discours relayé par L’agence de presse sénégalaise.
Le 4 août 2022, l’Etat du Sénégal avait signé un accord de paix avec César Atoute Badiate, chef d’une faction du MFDC, mettant fin à une rébellion opérant dans la partie méridionale du pays depuis plus de quarante ans, incluant les régions de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou. Les rebelles signataires de l’accord se sont engagés à déposer les armes et à œuvrer pour le retour définitif de la paix dans la région.
Avant cet accord historique, les tractations pour un règlement du conflit n’avaient pas abouti à un accord définitif en raison de divisions au sein du MFDC. Le président a rappelé que le retour définitif de la paix en Casamance était l’une des priorités des pouvoirs publics sénégalais.
Le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) mène un conflit dit de basse intensité depuis 1982, un conflit qui est resté latent jusqu’aux dernières offensives majeures lancées par l’armée sénégalaise contre les rebelles. Ces offensives avaient permis de démanteler les bases de la rébellion situées au sud et vers la frontière avec la Gambie.
Ousmane Sonko « traduit » devant l’OFNAC
Le mouvement Xeexal Sénégal qui a fait face à la presse ce jeudi 2 mars, informe avoir déposé un courrier de dénonciation, à l’Office National de lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC) contre Ousmane Sonko, ancien Inspecteur des Impôts et Domaines et Tahibou Ndiaye, ancien Directeur du Cadastre le lundi 13 février 2023, rapporte Pressafrik.com.
Une lettre de dénonciation fait suite à « un message vocal comportant des accusations gravissimes, d’un membre de la famille de Paul Vincent Dupont à l’encontre des sieurs Sonko et Ndiaye, relatif à un foncier immatriculé TF 5610/DG situé au rond-point de Ngor. Partout où cette République sera agressée ou en passe de l’être, nous nous érigerons en bouclier face à ses agresseurs, quel qu’en soit le prix », explique Cheikhna Cheikh Saadbouh Keïta, le coordonnateur du mouvement au Sénégal.
D’après ce dernier, la situation socio-politique du pays est inquiétante, par conséquent, il appelle à l’apaisement des esprits, mais particulièrement « chez ceux qui prennent sciemment des positions belliqueuses pour davantage tirer profit d’un futur probable chaos qui pourrait emporter notre nation tout entière ». Il n’a pas manqué de déplorer les événements qui se sont produits à Touba le 10 février dernier lors du meeting de la coalition YAW.
Détournement de 98 milliards : Bougane Mouille Mansour Faye…
Après le rapport de la Cour des comptes, Mansour Faye est encore au banc des accusés. Bougane Gueye vient de révéler un autre scandale de détournement de 98 milliards Fcfa au ministère des Infrastructures, des Transports terrestres dirigé par le frère de la première Dame, Marieme Faye Sall.
Le leader du mouvement Gueum sa Bopp informe que « le Sénégal a emprunté 98 milliards Fcfa à une entité londonienne pour le programme spécial de désenclavement ».
Mieux encore, il ajoute que l’argent a été placé dans une société privée dénommée ASCG-UK Limited.
« Le ministre des finances n’a pas vu la couleur de cet argent. Mansour Faye sait où se trouve cet argent et pourquoi il est caché », fait-il savoir sur Source A, parcouru par Senego.
Yewwi Askan Wi éclate, Yewwi Sénégal voit le jour
Yewwi Askan Wi (YAW) vient d’enregistrer une grosse fissure. Six partis membres de cette coalition de l’opposition ont claqué la porte et créé Yewwi Sénégal. La nouvelle entité est composée de And Dooleel Sénégal/Parti du changement, du FPRS/And Liggey, du Pare Suxxali Senegaal, de l’Union patriotique Beug Sa Réw, de l’UPRS/Yewouleen et de Sénégal Rek.
D’après L’Observateur parcouru par Seneweb.com, Abdou Karim Fall (Pare Suxxali Senegaal) a été désigné coordonnateur de Yewwi Sénégal. Il présente cette structure comme «une coalition électorale regroupant des leaders qui étaient dans YAW et qui ont été trahis par certains leaders de cette coalition». Selon le leader de Pare Suxxali Senegaal, «les responsables (de la scission) sont principalement Ousmane Sonko et Khalifa Sall». Ces dernier, accuse-t-il, «ont complètement dévoyé la coalition YAW».
Yewwi Sénégal se fixe comme objectif de présenter un candidat à la présidentielle de 2024. «Un candidat pas forcément interne à notre coalition», précise Abdou Karim Fall. Qui s’empresse d’ajouter : «Le plus important c’est qu’on va s’entendre sur un programme alternatif de développement économique et social.»
3e mandat : Paris et Washington s’inquiètent des ambitions de Macky Sall
La lancinante question de la troisième candidature du président Macky Sall inquiète de plus en plus la France et les Etats-Unis. Le sujet a été abordé directement par Emmanuel Macron avec son homologue sénégalais, révèle le site Africa Intelligence, visité par PressAfrik. Dans le même temps, la question embarrasse dans les capitales des Etats membres de la Cedeao.
Peu d’informations ont filtré à l’issue du déjeuner de travail qui s’est tenu le 31 janvier entre les présidents Macky Sall et Emmanuel Macron, à Paris. Officiellement, il y a été question des relations bilatérales entre Paris et Dakar, du Sahel, ainsi que de l’adhésion de l’Union africaine au G20.
Dans les faits, c’est pourtant l’épineux sujet d’un troisième mandat de Macky Sall, dont la perspective apparaît de plus en plus probable aux yeux des chancelleries occidentales, qui a dominé les échanges entre les deux présidents, a révélé Africa Intelligence. Paris craint qu’un tel scénario n’envoie un énième signal de recul démocratique dans une région déjà fortement ébranlée par des coups d’Etat à répétition depuis 2020.
Usant de son traditionnel tutoiement, Emmanuel Macron a tenté de convaincre Macky Sall de renoncer à sa candidature. En des termes très directs, il a mis l’accent sur les multiples possibilités de reconversion s’offrant à lui sur la scène internationale, puisque l’actuel président n’est âgé – que – de 61 ans.
Le Quai d’Orsay a évoqué le sujet à plusieurs reprises avec le Département d’Etat américain, ces dernières semaines. Si pour Paris, de nombreux signaux laissent à penser que Macky Sall pourrait selon toute vraisemblance briguer un troisième mandat en 2024, Washington continue d’espérer qu’il puisse y renoncer. La diplomatie US reste très marquée par les émeutes de mars 2021 après l’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko. Or ce dernier a multiplié les appels à faire barrage à toute future candidature de Macky Sall.
La question est autrement délicate pour le président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo, actuellement à la tête de la Cedeao. Ce dernier s’est plusieurs fois exprimé contre la pratique du troisième mandat en Afrique, comme lors de l’élection présidentielle guinéenne de 2020 face à la candidature d’Alpha Condé. Mais Embalo jouit d’une forte proximité avec Macky Sall, qui l’a largement soutenu et avec lequel il continue de collaborer activement sur plusieurs dossiers, en particulier celui de la rébellion casamançaise (AI du 17/02/23). Connu pour ses positions légalistes, le président du Niger, Mohamed Bazoum, pourrait se retrouver lui aussi dans une situation inconfortable. Surtout, une candidature de Macky Sall mettrait plus que jamais à mal les projets portés par la Cedeao depuis plusieurs années visant à encadrer le nombre de mandats successifs et viendrait un peu plus complexifier la déjà délicate équation régionale.
Tamba : Un camion fou fait quatre morts dont des enfants
C’est à Gouloumbou, village situé dans la commune de Missirah à Tambacounda, qu’un camion, sans freins, a heurté tout sur son passage. Les faits ont eu lieu ce jeudi vers 21 heures. Le bilan provisoire fait état de 4 morts dont des enfants qui se promenaient aux alentours de la chaussée, informe Seneweb.com.
Actu internationale
• Nigeria : Atiku Abubakar et Peter Obi, 2e et 3e à la présidentielle, contestent le scrutin
Au lendemain de l’élection de Bola Tinubu à la présidence du Nigeria, l’opposition se met en ordre de bataille pour contester un scrutin entaché d’irrégularité selon elle.
Les deux principaux opposants nigérians n’ont pas de mots assez durs envers la Commission électorale indépendante, accusée d’avoir manœuvré pour porter Bola Tinubu de l’APC au pouvoir. Atiku Abubakar, du Parti démocratique populaire, et Peter Obi, du Parti travailliste, ont tous les deux pris la parole ce jeudi pour dénoncer un processus entaché d’irrégularités et annoncer qu’ils allaient saisir la justice.
Peter Obi, arrivé officiellement à la troisième place, affirme même qu’il a remporté l’élection présidentielle. « Moi, je crois que si vous souhaitez être appelé « Votre Excellence », alors il faut que le processus qui vous a porté au pouvoir soit excellent. Et je veux assurer le peuple nigérian que nous allons explorer toutes les options légales et pacifiques pour reconquérir notre mandat. Nous avons gagné les élections, et nous allons le prouver aux Nigérians », a-t-il déclaré.
Un peu plus tard dans la journée, Atiku Abubakar a à son tour pris la parole, informe Rfi. Il a lui aussi indiqué que ses avocats travaillaient en vue d’un recours. « Les rêves et les aspirations des Nigérians ont été brisés à cause de l’attitude de la Commission électorale qui a totalement échoué à remplir leurs attentes, a-t-il dénoncé. Les élections de ce week-end n’étaient ni libres ni justes. C’était un viol de la démocratie. »
