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Mbour : un chef religieux et son épouse devant le tribunal pour des accusations de violences

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Après dix ans de mariage, le chef religieux C. T. Aidara et son épouse, M. Thiam, se retrouvent devant le Tribunal d’instance de Mbour. La dame accuse son mari de violences, de coups et blessures volontaires et de séquestration de leur enfant âgé de 5 ans. Les deux parties ont livré des versions contradictoires des faits à la barre.

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L’affaire remonte au mois de mars dernier, le jour de la fête de Korité. Selon le récit de Mme Thiam, elle souhaitait se rendre dans une boutique pour acheter de quoi nourrir leur enfant lorsque son mari aurait pris les clés de l’appartement, l’empêchant ainsi de sortir.

Face à cette situation, une altercation aurait éclaté entre les deux conjoints. La plaignante affirme que le chef religieux lui aurait porté un coup au cours de la dispute. Elle aurait alors agrippé ses vêtements, avant de le faire tomber derrière le lit conjugal.

Alertés par les bruits provenant du domicile, des voisins seraient intervenus pour tenter de calmer la situation. Mme Thiam s’est ensuite rendue au commissariat de la police urbaine de Saly-Portudal, où elle a déposé une plainte contre son époux. Elle l’accuse également d’avoir retenu leur enfant âgé de 5 ans.

Des versions opposées devant le tribunal

Séparés depuis environ deux ans, les deux époux ont comparu jeudi devant le Tribunal d’instance de Mbour. À la barre, C. T. Aidara a catégoriquement contesté les accusations portées contre lui.

Le chef religieux affirme n’avoir jamais violenté son épouse. Il a également indiqué souffrir, depuis 2020, d’un handicap visuel consécutif à une intervention chirurgicale effectuée au Maroc.

Selon lui, son épouse serait manipulatrice et ne présenterait pas toute la réalité de leur vie conjugale. Il lui reproche également de fréquenter certains endroits de la Petite-Côte qu’il considère comme malfamés. Une situation qui, d’après ses explications, aurait motivé son refus de laisser leur enfant partir avec elle.

De son côté, la partie civile est revenue sur les violences qu’elle affirme avoir subies au cours des dernières années. Elle soutient que son mari aurait multiplié les actes de violence à son encontre et lui aurait notamment interdit de quitter le domicile.

À l’issue des débats, le procureur de la République a requis l’application de la loi. Le tribunal rendra sa décision le jeudi 24 septembre prochain.

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