L’Angola a enregistré 442 cas de mpox dans 11 provinces depuis novembre 2024. Les autorités sanitaires font état de deux décès, enregistrés à Cabinda et dans la province de Moxico.
Le secrétaire d’État angolais à la Santé publique, Carlos Pinto de Souza, a indiqué que 116 cas actifs font actuellement l’objet d’une surveillance hospitalière. Par ailleurs, 186 personnes ayant été en contact avec des patients infectés sont suivies par les services de santé.
Depuis le début de l’épidémie, plus de 1 100 personnes ayant été en contact avec des cas suspects ou confirmés ont été testées, a précisé le responsable.
La province de Cabinda concentre la majorité des contaminations, avec 314 cas recensés, devant Moxico, dans l’est du pays, qui en compte 91.
Des mesures envisagées à Cabinda
Face à la progression du virus, les autorités angolaises envisagent notamment la fermeture de certaines maisons d’hôtes et pensions à Cabinda. Plusieurs de ces établissements auraient été identifiés comme des lieux potentiels de transmission.
Le mpox, autrefois appelé « variole du singe », est une maladie virale qui se transmet principalement lors de contacts étroits avec une personne infectée. La contamination peut notamment survenir par contact direct avec des lésions cutanées, des fluides corporels ou des objets contaminés.
Le risque de transmission augmente lors de contacts prolongés ou intimes, notamment lors de rapports sexuels.
Les principaux symptômes comprennent la fièvre, les éruptions cutanées et le gonflement des ganglions lymphatiques. Si la majorité des infections évoluent favorablement, certaines formes peuvent entraîner des complications graves et, dans certains cas, provoquer le décès.
Dans le cadre de sa riposte, l’Angola a mobilisé 50 000 doses de vaccin. Les autorités ont décidé de donner la priorité au personnel de santé et aux personnes ayant été en contact avec des cas confirmés, dans un contexte de disponibilité limitée des vaccins au niveau mondial.
