La Haute autorité de la communication (HAC) de Guinée a annoncé jeudi l’interdiction, avec effet immédiat, de la diffusion de France 24 sur l’ensemble du territoire national. L’autorité de régulation a également révoqué l’autorisation de diffusion de la chaîne et retiré les accréditations de presse de ses correspondants, envoyés spéciaux et collaborateurs.
Dans un communiqué, la HAC indique que France 24 est désormais interdite de diffusion « par tous les vecteurs techniques » en Guinée.
Cette décision intervient au lendemain d’une mise en demeure adressée à la chaîne. La HAC lui reproche d’avoir utilisé, dans l’une de ses éditions d’information, le qualificatif « président putschiste » pour désigner le chef de l’État guinéen, Mamady Doumbouya.
L’autorité de régulation avait demandé à France 24 de retirer cette expression de l’ensemble de ses plateformes de diffusion et de prendre les mesures éditoriales nécessaires sur ses différents canaux numériques.
Selon la HAC, l’interdiction fait suite à un « refus manifeste, délibéré et caractérisé » de la direction de la chaîne d’appliquer la mise en demeure.
De son côté, France 24 affirme avoir présenté des excuses mercredi, selon l’Agence France-Presse.
Un correspondant de Jeune Afrique également sanctionné
Cette décision intervient dans un contexte de nouvelles mesures prises par la HAC à l’encontre de médias et de professionnels de la presse.
Mercredi, l’autorité avait annoncé le retrait immédiat de l’accréditation journalistique de Mamadou Diawo Barry, correspondant de Jeune Afrique en Guinée. La HAC lui reproche des « manquements professionnels ».
