Le Ghana s’apprête à déposer officiellement une demande d’adhésion aux BRICS. Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a annoncé mardi 6 octobre 2026 que le gouvernement avait approuvé cette démarche, destinée à diversifier les partenariats internationaux du pays et à renforcer sa coopération avec les États du Sud global.
L’annonce a été faite à Accra lors de la visite officielle du ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar. Samuel Okudzeto Ablakwa a précisé que le Ghana avait déjà sollicité l’appui de l’Inde dans le cadre de sa candidature, compte tenu du rôle de New Delhi au sein des BRICS.
Le gouvernement ghanéen considère cette adhésion comme un moyen d’élargir ses options économiques et diplomatiques, notamment en matière d’investissement, de commerce et de coopération avec les pays du Sud global. Le ministre a toutefois souligné que le Ghana entendait maintenir ses relations avec ses partenaires traditionnels, notamment les institutions financières internationales.
L’Inde sollicitée pour soutenir la candidature
Samuel Okudzeto Ablakwa a indiqué que l’Inde constituait un partenaire stratégique pour le Ghana dans cette démarche. Le ministre indien Subrahmanyam Jaishankar s’est dit favorable aux aspirations ghanéennes, tout en rappelant que l’adhésion d’un nouveau membre relève d’une décision collective des pays composant les BRICS.
Les deux pays souhaitent par ailleurs approfondir leur coopération dans plusieurs secteurs, notamment les chemins de fer, l’industrie pharmaceutique, la santé, les technologies numériques, la défense, l’agriculture, les sciences et technologies ainsi que l’exploitation minière. Des accords ont également été conclus dans les domaines de l’agriculture et des sciences et technologies.
Jaishankar a également appelé au renforcement de la coopération entre Accra et New Delhi au sein des Nations unies, notamment sur la question de la réforme du Conseil de sécurité.
Le Ghana veut diversifier ses partenariats
Pour Accra, le projet d’adhésion s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification des relations économiques et diplomatiques. Samuel Okudzeto Ablakwa estime que les BRICS peuvent offrir au Ghana de nouvelles possibilités en matière de financement, d’investissement et de transformation industrielle.
Le ministre a notamment mis en avant la volonté du gouvernement de développer la transformation locale des ressources naturelles et de réduire la dépendance à l’exportation de matières premières. Il a également cité le développement des échanges avec l’Inde, dont le volume commercial aurait fortement progressé ces dernières années.
Une candidature, pas encore une adhésion
La décision du gouvernement ghanéen ne signifie pas que le pays est déjà membre des BRICS. Elle marque le début d’un processus officiel de candidature qui devra être examiné par les membres du groupe.
Les BRICS comptent actuellement onze membres à part entière : le Brésil, la Chine, l’Égypte, l’Éthiopie, l’Inde, l’Indonésie, l’Iran, la Russie, l’Arabie saoudite, l’Afrique du Sud et les Émirats arabes unis. Le groupe dispose également d’un statut de pays partenaire pour plusieurs États.
