Interpellée vendredi dernier par la Division spéciale de cybersécurité (DSC) pour des propos présumés contraires aux bonnes mœurs et des insultes visant un groupe de personnes en raison de leur origine, Mariama Ba, connue sous le pseudonyme de Nourah Ba, a livré ses explications lors de sa garde à vue, rapporte Libération.
Entendue sur une première publication incriminée, elle en a reconnu la paternité, affirmant toutefois avoir réagi à des « propos insultants » tenus par des internautes qu’elle présente comme des partisans du député Tahirou Sarr.
Interrogée sur l’expression « Sen président », suivie d’injures, Nourah Ba a soutenu qu’elle faisait référence au « président Tahirou Sarr » et non au chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye.
Concernant une seconde publication comportant d’autres insultes visant les Sénégalais, elle a nié en être l’auteure. Selon ses déclarations, des personnes mal intentionnées auraient modifié ses écrits à l’aide de l’intelligence artificielle afin de lui attribuer ces propos.
La mise en cause a finalement expliqué avoir agi sous le coup de l’énervement, avant de présenter ses excuses « à tous ceux qui se sont sentis heurtés » par ses déclarations.
Des vérifications sur ses documents d’identité
Par ailleurs, le parquet a ordonné des vérifications auprès de la mairie de Nguidilé, dans la région de Louga, présentée comme son lieu de naissance, ainsi qu’auprès de la Direction de l’automatisation du fichier (DAF).
Ces démarches doivent notamment permettre d’examiner les conditions dans lesquelles elle aurait obtenu sa carte nationale d’identité et son passeport sénégalais, selon Libération.
