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LFR 2026 : l’Assemblée nationale au cœur d’un bras de fer politique décisif

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Le Sénégal retient son souffle. Ce mardi, tous les regards sont tournés vers l’Assemblée nationale, où les députés doivent examiner en plénière le projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026. Derrière les chiffres et les arbitrages budgétaires, une bataille politique se joue entre les différentes sensibilités du pouvoir. L’issue de cette confrontation pourrait peser sur la conduite des politiques publiques et sur les perspectives économiques du pays.

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Une plénière sous haute tension

Le décor est planté. Vendredi dernier, en commission, le projet de loi a essuyé un rejet porté par la majorité Pastef. Depuis, les tensions se sont accentuées. Les déclarations se multiplient et les positions semblent se durcir entre les partisans du président Bassirou Diomaye Faye et ceux de Pastef.

La séance plénière s’annonce donc particulièrement sensible, avec le risque de passes d’armes politiques, d’accusations croisées et d’un blocage autour du texte budgétaire. Jusqu’où les députés sont-ils prêts à aller dans cette confrontation ?

Au-delà des rivalités politiques, l’enjeu reste majeur : il concerne la gestion des finances publiques et les préoccupations quotidiennes de millions de Sénégalais.

Un budget de 2 505 milliards de FCFA au centre des débats

Le projet de loi de finances rectificative porte sur une enveloppe de 2 505 milliards de FCFA, dont 1 590 milliards de crédits de paiement. Des montants considérables qui illustrent l’importance des décisions attendues.

Aminata Touré a alerté sur les conséquences qu’un blocage budgétaire pourrait avoir sur l’économie nationale et le secteur privé. De son côté, Pastef conteste les réductions envisagées dans plusieurs secteurs et réclame notamment le maintien des subventions aux carburants.

Derrière ces divergences, plusieurs questions se posent : quelles conséquences pour les entreprises qui attendent des décisions budgétaires ? Quel impact sur les secteurs sociaux qui dépendent des financements publics ? Et quelles répercussions pour les ménages déjà confrontés aux difficultés économiques ?

Le dialogue, dernière porte de sortie ?

Au milieu de cette confrontation, le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Mouhamadou Lô, a appelé au dialogue, tout en évoquant les moyens légaux et constitutionnels à la disposition du président de la République.

L’Assemblée nationale s’est également déclarée disponible pour rencontrer le gouvernement afin de rechercher un compromis.

Ces ouvertures peuvent-elles permettre de désamorcer la crise ? S’agit-il d’une véritable volonté de rapprochement ou d’une accalmie avant une nouvelle escalade ? À ce stade, l’issue des discussions reste incertaine.

Le risque d’une crise institutionnelle

Un compromis demeure possible, mais le temps presse et la méfiance semble profonde. Si les discussions échouent, le Sénégal pourrait entrer dans une nouvelle séquence de tensions politiques, dont les conséquences restent difficiles à mesurer.

Une démocratie ne se mesure pas uniquement à l’intensité de ses désaccords, mais aussi à la capacité de ses institutions et de ses responsables à les dépasser. Dans cette crise, l’enjeu ne devrait pas être de désigner un vainqueur politique ou un vaincu institutionnel, mais de préserver l’intérêt supérieur du Sénégal.

Ce mardi, l’Assemblée nationale se trouve à un moment décisif. Le dialogue peut encore éviter une aggravation des tensions. Mais si chaque camp reste figé sur ses positions, une question demeure : qui pourra empêcher que le bras de fer budgétaire ne se transforme en crise institutionnelle ?

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