Adresse à la nation du chef de l’Etat: Les points majeurs de la déclaration de Macky Sall.

L’adresse à la nation du président de la République va édifier l’opinion nationale et internationale sur des questions cruciales liées au poste de Premier ministre, au troisième mandat, au cas Karim Wade et Khalifa Ababacar Sall (même s’il y a beaucoup d’hésitations sur ce point). Le leader de la Coalition Bennoo Bokk Yakaar a surtout décrypté les résultats des dernières élections, le feu qui couve dans sa coalition et ses partisans, surtout la déliquescence ambiante du tissu social. 

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Le président de la République va encore surprendre son monde avec l’annonce des décisions majeures. En effet, cette adresse à la nation qui avait été prévue en fin janvier après les élections locales avait été retardée pour une lecture plus nette de la situation. Toutes les analyses et sondages lui démontrent qu’il est en train de perdre la main dans le pays et dans son propre parti. Il est guetté par une dislocation de son appareil, sans compter le désaveu de la population. En plus de ces facteurs réels et dont la tendance est irréversible, le chef de l’Etat tient à son aura internationale et est conscient de ses chances pour occuper un ou des postes au niveau mondial et qu’un troisième mandat allait tout compliquer sans aucune certitude de gagner sur les deux tableaux.

En conséquence, des sources nous signalent que le président Macky Sall va profiter de son adresse à la nation pour déclarer sa volonté de respecter scrupuleusement la Constitution qu’il a lui-même proposée et fait voter. Il ne compte pas, ainsi, se présenter pour un troisième mandat. Le président de l’APR tient à marquer les esprits et à figurer en bonne place dans les annales du pays. Cette décision épargnerait aussi le Sénégal de l’éventualité de crises profondes et lourdes de dangers par rapport à la stabilité et la cohésion sociale. 

Le point angulaire de sa déclaration sera la nomination d’un nouveau Premier ministre. Là, également, pour enfin satisfaire à une obligation légale de la Constitution, en tant que gardien de celle-ci. Toutefois, difficile de se prononcer sur le nom ou sur le profil. En tout état de cause, son choix aura des répercussions sur l’avenir de l’APR. 

Une question très incertaine, mais plausible est relative au cas Karim Meissa Wade et Khalifa Ababacar Sall. Dans une volonté de rendre le jeu démocratique très ouvert, Macky Sall serait tenté de les amnistier. Un point qui suscite beaucoup d’interrogations par rapport à l’opportunité mais aussi rendement politique.

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