Les enseignants-chercheurs sénégalais recrutés par la Guinée alors qu’ils sont toujours en fonction dans les universités publiques du Sénégal devront désormais faire un choix clair entre les deux pays. Selon une source de L’Observateur au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), cette situation ne sera plus tolérée.
« Ceux qui ont choisi de valoriser leurs compétences à l’étranger tout en demeurant sous contrat avec l’État du Sénégal devront se déterminer. Il s’agit soit de continuer à servir leur pays, soit de poursuivre leur carrière ailleurs. Mais il n’est pas question d’accepter que des enseignants du supérieur recrutés par l’État du Sénégal exercent simultanément dans un autre pays, même voisin », tranche la source.
La même source précise que les intéressés disposent de la liberté de choix, mais qu’une condition est désormais posée : tout enseignant concerné devra produire un acte de cessation de contrat. « S’ils souhaitent continuer à exercer dans les universités sénégalaises, nous exigerons la résiliation préalable de leur engagement avec la Guinée », insiste-t-elle.
Dans ce contexte, L’Observateur rapporte que le ministre de tutelle, Daouda Ngom, a instruit les recteurs des universités publiques de lui transmettre, dans les plus brefs délais, un état détaillé de la situation contractuelle des enseignants-chercheurs concernés vis-à-vis de l’État du Sénégal.
