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Sénégal : le Conseil constitutionnel rejette la proposition de loi sur les fonds spéciaux

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Le Conseil constitutionnel a rendu sa décision concernant la proposition de loi initiée par l’Assemblée nationale pour encadrer les fonds spéciaux. La haute juridiction a déclaré le texte irrecevable, mettant ainsi un terme au processus législatif engagé par les députés sur cette question sensible de la gouvernance financière de l’État.

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Cette décision intervient dans un contexte institutionnel marqué par une vigilance accrue du Conseil constitutionnel sur le respect des procédures législatives et des dispositions de la Constitution.

Les prérogatives du Parlement rappelées

En déclarant la proposition irrecevable, les Sages rappellent les limites constitutionnelles qui encadrent l’initiative parlementaire, notamment lorsqu’elle porte sur des questions financières et sur des domaines relevant des prérogatives de l’Exécutif.

Le rejet intervient également dans la continuité de plusieurs décisions récentes du Conseil constitutionnel. En juillet 2026, la haute juridiction avait notamment invalidé la proposition de révision constitutionnelle n°17/2026, adoptée par l’Assemblée nationale.

Les Sages avaient alors relevé, entre autres, la création de nouvelles charges publiques sans recettes compensatrices, en violation de l’article 82 de la Constitution, ainsi que le non-respect d’une demande de vote bloqué formulée par le Gouvernement.

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Un nouveau rappel à l’ordre constitutionnel

Avec cette nouvelle décision concernant les fonds spéciaux, le Conseil constitutionnel réaffirme son rôle de gardien du respect de la Constitution et des règles qui encadrent la production législative.

Pour l’Assemblée nationale, le message apparaît clair : une initiative parlementaire, même soutenue par une majorité politique, doit respecter les conditions de recevabilité, les procédures constitutionnelles et l’équilibre des pouvoirs établi par la Loi fondamentale.

Cette décision risque ainsi de nourrir davantage le débat sur les rapports entre l’Assemblée nationale et l’Exécutif, dans un contexte institutionnel déjà marqué par plusieurs points de friction.

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