Trois élèves, cousines germaines d’une adolescente de 16 ans, ont été condamnées par le Tribunal des flagrants délits de Diourbel à deux ans de prison, dont cinq jours ferme, pour diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs. Elles étaient poursuivies après la circulation sur WhatsApp d’une vidéo intime de la jeune fille, filmée à son insu pendant son sommeil, rapporte L’Observateur.
L’affaire a éclaté dans le village de Gatte, dans le département de Bambey, lorsque l’adolescente a découvert que des images d’elle nue circulaient sur WhatsApp. Informé des faits, son père lui a demandé de saisir la gendarmerie de Bambey afin que les responsabilités soient établies.
L’enquête menée par les gendarmes a conduit à l’arrestation de ses trois cousines, identifiées par les initiales S. Diouf, A. Sarr Diouf et D. Diouf. À la barre, ce lundi, les prévenues ont reconnu avoir relayé la vidéo sur la messagerie, tout en se rejetant mutuellement la responsabilité de son enregistrement initial. Selon L’Observateur, elles avaient déjà adopté cette attitude durant leur garde à vue.
À l’audience, le procureur Papa Khalil Fall a requis l’application stricte de la loi. De son côté, leur avocat, Me Cheikh Ngom, a plaidé la clémence, soulignant que ses clientes étaient des délinquantes primaires. Il a également estimé qu’une peine lourde pourrait compromettre leur scolarité et leurs perspectives professionnelles.
Le tribunal a finalement prononcé une peine de deux ans d’emprisonnement, dont cinq jours ferme, pour diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs. La victime, quant à elle, n’a demandé aucune indemnisation financière.
Cette affaire met en lumière les conséquences judiciaires de la diffusion d’images intimes sans le consentement de la personne concernée, ainsi que les atteintes à la vie privée auxquelles peuvent être exposées les victimes sur les réseaux sociaux.
