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Procès du bébé broyé à Abass Ndao : le père raconte le drame à la barre

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Jean-François Kouderin, père du nouveau-né décédé en juillet 2023 après avoir été broyé par une machine à laver à l’hôpital Abass Ndao, a livré son témoignage devant le tribunal correctionnel de Dakar. Le couple, constitué partie civile, réclame 100 millions de francs CFA de dommages et intérêts.

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À la barre du tribunal correctionnel de Dakar, Jean-François Kouderin est revenu sur les circonstances du drame qui a coûté la vie à son nouveau-né en juillet 2023 à l’hôpital Abass Ndao.

Cité par Les Échos, qui a assisté à l’audience, le père a expliqué que son enfant avait d’abord été pris en charge dans une salle d’hospitalisation avant d’être transféré dans la salle Kangourou. C’est dans ce service que les parents auraient vu leur bébé pour la dernière fois avant de quitter l’hôpital.

Le père a ensuite relaté les circonstances dans lesquelles la famille a appris le décès. Selon son témoignage, lui et son épouse s’étaient rendus à l’hôpital pour une visite. « Il y avait beaucoup de monde et des va-et-vient », a-t-il expliqué.

C’est par la suite que des médecins lui auraient annoncé qu’un bébé avait été broyé dans une machine. D’après les explications qui lui auraient été fournies, le personnel concerné ne savait pas qu’il s’agissait d’un être humain.

Le traumatisme des parents

Jean-François Kouderin a également évoqué le traumatisme subi par son épouse. Il affirme que celle-ci aurait été témoin de la découverte des restes de leur enfant et de leur évacuation.

Face à ce choc, le couple aurait bénéficié d’une prise en charge psychiatrique et psychothérapeutique.

Constitués partie civile dans cette affaire, Jean-François Kouderin et son épouse réclament 100 millions de francs CFA de dommages et intérêts.

Leur avocat estime que l’hôpital Abass Ndao et l’État doivent assurer la réparation de l’intégralité des préjudices moral et matériel subis par les parents, rapporte Les Échos.

L’affaire se poursuit ainsi devant le tribunal correctionnel de Dakar, où les responsabilités dans ce drame sont examinées.

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