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Revue de presse : moratoire sur les grèves, budget 2027 et revers pour la majorité parlementaire

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L’appel du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô à un moratoire de trois mois sur les grèves, les tensions entre le gouvernement et les syndicats, ainsi que les controverses autour du projet de loi de finances 2027 dominent la livraison de vendredi des quotidiens sénégalais. La presse revient également sur la décision du Conseil constitutionnel invalidant une loi organique relative aux crédits spéciaux et sur les interrogations entourant les auditions des commissions d’enquête parlementaire.

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Selon Le Soleil, le chef du gouvernement a demandé un moratoire de trois mois sur les grèves annoncées par les syndicats, lors d’une réunion du Comité du Pacte de stabilité sociale tenue jeudi avec les représentants du gouvernement, du patronat et des centrales syndicales.

En réponse, les partenaires sociaux réclament le respect des engagements pris par les pouvoirs publics. Le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), Mody Guiro, estime que « la balle est dans le camp du gouvernement ».

La situation dans le secteur de l’éducation illustre la persistance des tensions. WalfQuotidien rapporte que les enseignants affiliés au G7, regroupant les syndicats les plus représentatifs du secteur, prévoient 72 heures de grève à partir du mercredi 21 octobre, alors que la rentrée scolaire remonte à une semaine.

De son côté, Le Quotidien souligne que les organisations patronales appellent au respect des engagements et à la concertation. Face aux difficultés économiques et aux tensions sociales, elles insistent sur la nécessité de préserver les acquis du Pacte national de stabilité sociale et demandent à l’État de prendre en compte les préoccupations des employeurs.

Le budget 2027 au cœur des controverses

Le projet de loi de finances 2027 suscite également de nombreux commentaires. WalfQuotidien évoque une baisse de 1,2 milliard de francs CFA du budget de l’Assemblée nationale, dans un contexte de tensions politiques entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko.

Le quotidien Yoor-Yoor dénonce, pour sa part, une « asymétrie institutionnelle » dans les arbitrages budgétaires. Le journal oppose la hausse annoncée du budget de la présidence de la République, qui dépasserait 223 milliards de francs CFA, à la réduction de 1,2 milliard de celui de l’institution parlementaire. Il s’interroge sur la cohérence de ces choix avec les exigences de rigueur budgétaire affichées par les autorités.

Le Conseil constitutionnel désavoue la majorité parlementaire

Autre sujet majeur de cette revue de presse : la décision du Conseil constitutionnel invalidant la loi organique n° 38/2026 relative aux crédits spéciaux, en raison d’irrégularités dans la procédure d’adoption par l’Assemblée nationale.

Tribune résume cette décision par le titre « La raclée de trop ! », tandis que Sud Quotidien estime que la majorité parlementaire est « censurée par les sept sages ».

Selon Sud Quotidien, les juges ont fondé leur décision sur la violation de l’alinéa 4 de l’article 82 de la Constitution, qui encadre notamment le recours au vote bloqué. L’As y voit également un revers institutionnel pour la majorité parlementaire dominée par Pastef, la loi ayant été déclarée contraire à la Constitution pour vice de procédure.

Les auditions parlementaires suscitent des interrogations

Enfin, Les Échos s’intéresse aux refus de certaines personnalités de répondre aux convocations de l’Assemblée nationale dans le cadre des auditions menées par les commissions d’enquête parlementaire.

Le journal s’interroge notamment sur le rôle éventuel de la présidence de la République dans ces absences, après le refus d’une conseillère du chef de l’État chargée des questions domaniales de se présenter devant les députés.

Entre revendications syndicales, arbitrages budgétaires contestés, décision du Conseil constitutionnel et interrogations sur le fonctionnement des commissions d’enquête, la presse sénégalaise met ainsi en lumière les principaux dossiers sociaux, économiques et institutionnels qui alimentent le débat public.

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