Une violente altercation a éclaté à l’entrée de la maternité de l’hôpital Roi-Baudouin de Guédiawaye entre une sage-femme, identifiée comme F. Keïta, et une agente de sécurité de proximité (ASP), O. Sarr. Selon L’Observateur dans son édition du vendredi 23 octobre 2026, l’incident a donné lieu à des plaintes croisées et à des versions contradictoires, impliquant également un proche de la sage-femme dont le bras était plâtré.
Deux versions contradictoires des faits
D’après la version rapportée par O. Sarr, le différend aurait commencé lorsque la sage-femme et plusieurs accompagnants, dont son cousin, auraient tenté d’accéder à la maternité sans décliner leur identité. L’ASP se serait opposée à leur passage.
Toujours selon le récit de l’agente, le cousin de la sage-femme l’aurait menacée avant de la frapper violemment à la tête avec son bras plâtré. Le coup lui aurait occasionné une importante blessure avec un saignement abondant.
Des sources hospitalières contestent ce récit
Des sources internes à l’hôpital présentent toutefois une version différente. Selon elles, l’ASP aurait d’abord barré le passage à la sage-femme, avant de l’agripper et de la bousculer. Le cousin au bras plâtré serait alors intervenu pour défendre sa parente, provoquant une mêlée à laquelle d’autres agents de sécurité et des accompagnants de malades auraient pris part.
Ces récits divergents devront être examinés dans le cadre de la procédure engagée après l’incident.
Des plaintes croisées malgré les tentatives de médiation
Selon le quotidien du Groupe futurs médias, il s’agirait du quatrième incident de ce type enregistré dans l’établissement, sur fond de tensions récurrentes entre le personnel soignant et les agents de sécurité.
Brièvement interpellé le jour des faits, le cousin au bras plâtré devait être entendu au commissariat central aux côtés des deux femmes. Malgré les tentatives de médiation menées par les responsables de l’hôpital et d’autres autorités, les plaintes déposées par les deux parties suivent leur cours.
À ce stade, les responsabilités des personnes impliquées restent à établir.
